Coup de stress
Publié le 5 Avril 2007
Timothée est encombré depuis une dizaine de jours... Avec juste un peu de fièvre au début, puis la fièvre était tombée grâce aux antipyrétiques...
Mais cette semaine, son encombrement ne passe pas. Pas d'alerte respiratoire, il a toujours une bonne saturation en oxygène, mais le petit fatigue de plus en plus, s'affaiblit, et perd l'appétit. Le percussionnaire le désencombre mais seulement momentanément et je sens bien qu'il reste un truc qui cloche.
Cette après-midi, avant la sieste, il se plaint et vomit. Et après 2h45 de dodo avec un suppo de Doliprane, Timothée se réveille de sa sieste toujours nauséeux, gris, éteint, et avec de la fièvre.
J'attends le médecin (le généraliste qui connait un peu les enfants maintenant) demain matin pour faire le point.
Mais demain, c'est le spectacle de l'école où les enfants jouent devant le reste de l'école, et samedi, c'est le même spectacle donné par les enfants pour les parents. Je n'ai pas de difficulté technique pour emmener Jade à l'école demain grâce à Cécile, qui restera à la maison avec Timothée. Et je cherche avec le papa une solution pour que samedi Jade (qui joue le rôle principal de la pièce) puisse être à l'école, et que je puisse rester la voir jouer. Mais Timothée va rester à la maison, en compagnie de quelqu'un pour le garder, et ne pourra pas voir le spectacle.
Parmi ce qui me stresse, il y a les conséquences morales de cette situation pour les enfants. Même si Timothée dit qu'il veut rester à la maison, et me donner le spectacle à moi toute seule, je ne suis pas dupe, et je sais bien qu'il essaie de garder contenance, mais qu'il est conscient de passer à côté de quelque chose d'important. Ce n'est pas la première fois que ça se produit, car il y a déjà eu un événement familial, très important, auquel Jade a pu participer et pas Timothée qui avait alors la varicelle, l'année dernière.
La maladie les frappe différemment, et creuse un fossé entre eux. Car il ne s'agit pas seulement de ce que l'une peut faire de ses mains et pas l'autre, mais de ce que l'une peut faire de sa vie et pas l'autre. Ce qui est beaucoup plus compliqué.
Moralement, j'ai parfois des moments d'abattement et d'angoisse. En général, j'essaie de me les gérer toute seule comme une grande, mais aujourd'hui c'est un peu lourd. J'ai peur pour mon petit bout, pour sa santé et pour son moral. Je lui donne du Motilium contre les nausées et pour favoriser l'appétit, de l'Adiaril pour compenser la perte de minéraux, du Doliprane contre la fièvre, des bisous pour lui remonter le moral... mais je voudrais pouvoir faire mieux.
Soyons positive, il n'a pas été hospitalisé depuis l'année dernière, or la moyenne jusqu'à présent c'était une hospitalisation par an, donc si on veut maintenir cette moyenne il faudra bien qu'on refasse un stage en réa d'ici l'été qui vient !!!... ;-) Ne vous inquiétez pas on n'en est pas encore là. C'est juste que moi aussi je suis fatiguée. Et que je me pose trop de questions.
Je sais bien pourtant qu'il ne faut vivre qu'au jour le jour...
Macha.
Mais cette semaine, son encombrement ne passe pas. Pas d'alerte respiratoire, il a toujours une bonne saturation en oxygène, mais le petit fatigue de plus en plus, s'affaiblit, et perd l'appétit. Le percussionnaire le désencombre mais seulement momentanément et je sens bien qu'il reste un truc qui cloche.
Cette après-midi, avant la sieste, il se plaint et vomit. Et après 2h45 de dodo avec un suppo de Doliprane, Timothée se réveille de sa sieste toujours nauséeux, gris, éteint, et avec de la fièvre.
J'attends le médecin (le généraliste qui connait un peu les enfants maintenant) demain matin pour faire le point.
Mais demain, c'est le spectacle de l'école où les enfants jouent devant le reste de l'école, et samedi, c'est le même spectacle donné par les enfants pour les parents. Je n'ai pas de difficulté technique pour emmener Jade à l'école demain grâce à Cécile, qui restera à la maison avec Timothée. Et je cherche avec le papa une solution pour que samedi Jade (qui joue le rôle principal de la pièce) puisse être à l'école, et que je puisse rester la voir jouer. Mais Timothée va rester à la maison, en compagnie de quelqu'un pour le garder, et ne pourra pas voir le spectacle.
Parmi ce qui me stresse, il y a les conséquences morales de cette situation pour les enfants. Même si Timothée dit qu'il veut rester à la maison, et me donner le spectacle à moi toute seule, je ne suis pas dupe, et je sais bien qu'il essaie de garder contenance, mais qu'il est conscient de passer à côté de quelque chose d'important. Ce n'est pas la première fois que ça se produit, car il y a déjà eu un événement familial, très important, auquel Jade a pu participer et pas Timothée qui avait alors la varicelle, l'année dernière.
La maladie les frappe différemment, et creuse un fossé entre eux. Car il ne s'agit pas seulement de ce que l'une peut faire de ses mains et pas l'autre, mais de ce que l'une peut faire de sa vie et pas l'autre. Ce qui est beaucoup plus compliqué.
Moralement, j'ai parfois des moments d'abattement et d'angoisse. En général, j'essaie de me les gérer toute seule comme une grande, mais aujourd'hui c'est un peu lourd. J'ai peur pour mon petit bout, pour sa santé et pour son moral. Je lui donne du Motilium contre les nausées et pour favoriser l'appétit, de l'Adiaril pour compenser la perte de minéraux, du Doliprane contre la fièvre, des bisous pour lui remonter le moral... mais je voudrais pouvoir faire mieux.
Soyons positive, il n'a pas été hospitalisé depuis l'année dernière, or la moyenne jusqu'à présent c'était une hospitalisation par an, donc si on veut maintenir cette moyenne il faudra bien qu'on refasse un stage en réa d'ici l'été qui vient !!!... ;-) Ne vous inquiétez pas on n'en est pas encore là. C'est juste que moi aussi je suis fatiguée. Et que je me pose trop de questions.
Je sais bien pourtant qu'il ne faut vivre qu'au jour le jour...
Macha.