Premier musée
Publié le 25 Novembre 2006
Grande première aujourd'hui : une visite en famille au musée d'Orsay.
J'appréhendais tout un tas de problèmes potentiels (le stationnement, le change, ...). En fait, tout s'est très bien passé.
Il y a des places de stationnement réservées aux abords du musée. Beaucoup trop petites pour toutes celles qui sont dans la rue de Lille (mon camion est trop large, trop long, et si on ajoute la longueur de la rampe dépliée on est fichus). Par contre, du côté des bords de Seine, devant la station de taxi, il y a deux places plus pratiques. Comme ((j'estime personnellement que)) les taxis sont déplaçables, surtout en leur demandant gentiment, on peut momentanément prendre la longueur nécessaire pour la descente du véhicule.
Ensuite, l'entrée est privilégiée, et gratuite pour les personnes en fauteuil et un accompagnateur par fauteuil, donc pour les quatre en vadrouille que nous étions aujourd'hui, c'était entrée libre. Ca c'est cool ;-)).
Toutes les salles ne sont pas accessibles. Les petites salles d'exposition de peinture sur les côtés ne sont accessibles qu'une fois sur deux (les plus grandes). Il y a des marches pour les autres (gare aux pilotes de fauteuil aventureux qui se risqueraient à descendre les marches en direct !!). Mais à part ça, le musée d'Orsay est plutôt très "fauteuil-friendly".
De façon tout à fait prévisible, les enfants n'ont manifesté qu'un intérêt relatif aux oeuvres exposées, ce qui est tout à fait logique pour leur âge. Ils ont quand même apprécié certaines choses, notamment les maquettes de maison, les très grands tableaux, certaines statues, etc... Mais d'autres, comme les tableaux "classiques", les ont très vite lassés. Jade en premier. Pour un premier contact d'enfants de 4 ans avec ce monde un peu figé, distant, intouchable, de l'"Art" en exposition, j'ai trouvé que c'était quand même super positif.
Mais je crois que ce qui leur a plu le plus, c'était l'espace. Pouvoir se déplacer dans autant de pièces différentes, avancer dans tous les sens, se promener librement. C'était ce qu'ils réclamaient. Aller plus loin, découvrir l'espace inconnu qu'il y a là, devant, à droite, à gauche... Evidemment, ils se sont fatigués assez vite de rouler par eux-mêmes et ont demandé régulièrement à repasser en "manuel".
Comme ils sont en pleine période "Maman, occupe-toi de moi" (j'en ai pour combien de temps, déjà ?), j'ai pu m'amuser à voir les différences dans leur façon de l'exprimer. Jade passe par le langage, impératif, impérieux même : "c'est maman qui me pousse" "Je veux" "Fais ceci/cela", etc... Par contre, Timothée passe par l'usure : "Je fais un truc qui t'embête (pousser les barrières, tourner en rond) jusqu'à ce que tu t'occupes de moi comme je le veux". Ils sont assez limpides, très faciles à décrypter. Mais comme moi ça m'amuse, j'ai bien du mal à faire acte d'autorité. Alors je cède (sans grande difficulté) et je me marre....
Le problème du change qui m'avait tant agitée n'en était finalement pas un. Après enquête sur la liste amyotrophie spinale "comment faites-vous pour changer un enfant complètement appareillé (corset + attelles) dans un endroit public ?", j'avais obtenu quelques réponses, dont certaines ne pouvaient pas s'appliquer :
1/ utiliser la fonction "horizontal" du fauteuil multi-positions (ben, on verra ça quand les bidous auront un fauteuil multi-positions, donc dans un an et des poussières),
2/ aller dans le coffre de la voiture (pas de coffre dans mon traffic, il n'y a que la cabine arrière dont le sol n'est pas utilisable pour cause de rails et plaques métalliques),
3/ utiliser la banquette avant du véhicule (la banquette avant du Traffic est très étroite et je n'ai pas la place de me glisser confortablement entre la banquette et le tableau de bord),
4/ prendre un matelas de camping et s'installer sur le sol des toilettes. Ca c'était mon idée, mais j'ai oublié le matelas dans le Traffic avant d'entrer au Musée :-/ ...
Du coup, c'est les mains dans les poches que nous sommes allés dans les grandes toilettes pour handicapés du niveau -1. Des dames absolument charmantes nous y ont spontanément offert leurs services, pour aider à tenir le plan de change pour Jade (qui tient à peu près en longueur sur un plan de change pour bébé, mais pas en poids), pour surveiller Timothée qui avait envie de continuer à se promener :-), pour tenir les portes ouvertes ou fermées selon ce qui arrangeait, pour papoter et discuter, le sourire aux lèvres... Moi c'est ce que j'appelle des gens "normaux", mais il semblerait pourtant que ce soit exceptionnel.... J'ai donc changé Timothée par terre, allongé sur mon manteau, sans aucun souci (à part pour mon dos - aïe - en se relevant)...
Le restaurant du deuxième étage est parfait. Le cadre est très sympa, le personnel détendu, aimable, souriant, arrangeant... Mon canard était très bon, mais le menu enfant plutôt "bof". Mais ni Jade ni Timothée n'y ont prêté beaucoup d'intérêt. Ils n'avaient pas très faim, et étaient surtout intéressés par d'autres choses. Se battre contre des mains-araignées à coups de pailles, faire des grimaces, ne pas me répondre quand je leur demande quels films ils connaissent (elle a connu un gigantesque flop sur ce coup-là la maman, grand moment de solitude ;-D), etc...
Après le déjeuner, retour à la maison. Avant même de sortir de Paris ils réclamaient de sortir des corsets, de s'allonger et de faire la sieste. Evidemment, il a fallu attendre d'être arrivés à la maison pour ça, mais quelques heures plus tard, après une gigantesque sieste, j'ai récupéré des enfants reposés, radieux, ravis de leur matinée, et qui n'attendent que de recommencer...
Je recommande donc l'endroit à tous ceux qui cherchent une idée d'un endroit sur Paris accessible en fauteuil, abrité, intéressant, et où on peut se restaurer...
Macha, guide touristique à ses heures ;-)).
J'appréhendais tout un tas de problèmes potentiels (le stationnement, le change, ...). En fait, tout s'est très bien passé.
Il y a des places de stationnement réservées aux abords du musée. Beaucoup trop petites pour toutes celles qui sont dans la rue de Lille (mon camion est trop large, trop long, et si on ajoute la longueur de la rampe dépliée on est fichus). Par contre, du côté des bords de Seine, devant la station de taxi, il y a deux places plus pratiques. Comme ((j'estime personnellement que)) les taxis sont déplaçables, surtout en leur demandant gentiment, on peut momentanément prendre la longueur nécessaire pour la descente du véhicule.
Ensuite, l'entrée est privilégiée, et gratuite pour les personnes en fauteuil et un accompagnateur par fauteuil, donc pour les quatre en vadrouille que nous étions aujourd'hui, c'était entrée libre. Ca c'est cool ;-)).
Toutes les salles ne sont pas accessibles. Les petites salles d'exposition de peinture sur les côtés ne sont accessibles qu'une fois sur deux (les plus grandes). Il y a des marches pour les autres (gare aux pilotes de fauteuil aventureux qui se risqueraient à descendre les marches en direct !!). Mais à part ça, le musée d'Orsay est plutôt très "fauteuil-friendly".
De façon tout à fait prévisible, les enfants n'ont manifesté qu'un intérêt relatif aux oeuvres exposées, ce qui est tout à fait logique pour leur âge. Ils ont quand même apprécié certaines choses, notamment les maquettes de maison, les très grands tableaux, certaines statues, etc... Mais d'autres, comme les tableaux "classiques", les ont très vite lassés. Jade en premier. Pour un premier contact d'enfants de 4 ans avec ce monde un peu figé, distant, intouchable, de l'"Art" en exposition, j'ai trouvé que c'était quand même super positif.
Mais je crois que ce qui leur a plu le plus, c'était l'espace. Pouvoir se déplacer dans autant de pièces différentes, avancer dans tous les sens, se promener librement. C'était ce qu'ils réclamaient. Aller plus loin, découvrir l'espace inconnu qu'il y a là, devant, à droite, à gauche... Evidemment, ils se sont fatigués assez vite de rouler par eux-mêmes et ont demandé régulièrement à repasser en "manuel".
Comme ils sont en pleine période "Maman, occupe-toi de moi" (j'en ai pour combien de temps, déjà ?), j'ai pu m'amuser à voir les différences dans leur façon de l'exprimer. Jade passe par le langage, impératif, impérieux même : "c'est maman qui me pousse" "Je veux" "Fais ceci/cela", etc... Par contre, Timothée passe par l'usure : "Je fais un truc qui t'embête (pousser les barrières, tourner en rond) jusqu'à ce que tu t'occupes de moi comme je le veux". Ils sont assez limpides, très faciles à décrypter. Mais comme moi ça m'amuse, j'ai bien du mal à faire acte d'autorité. Alors je cède (sans grande difficulté) et je me marre....
Le problème du change qui m'avait tant agitée n'en était finalement pas un. Après enquête sur la liste amyotrophie spinale "comment faites-vous pour changer un enfant complètement appareillé (corset + attelles) dans un endroit public ?", j'avais obtenu quelques réponses, dont certaines ne pouvaient pas s'appliquer :
1/ utiliser la fonction "horizontal" du fauteuil multi-positions (ben, on verra ça quand les bidous auront un fauteuil multi-positions, donc dans un an et des poussières),
2/ aller dans le coffre de la voiture (pas de coffre dans mon traffic, il n'y a que la cabine arrière dont le sol n'est pas utilisable pour cause de rails et plaques métalliques),
3/ utiliser la banquette avant du véhicule (la banquette avant du Traffic est très étroite et je n'ai pas la place de me glisser confortablement entre la banquette et le tableau de bord),
4/ prendre un matelas de camping et s'installer sur le sol des toilettes. Ca c'était mon idée, mais j'ai oublié le matelas dans le Traffic avant d'entrer au Musée :-/ ...
Du coup, c'est les mains dans les poches que nous sommes allés dans les grandes toilettes pour handicapés du niveau -1. Des dames absolument charmantes nous y ont spontanément offert leurs services, pour aider à tenir le plan de change pour Jade (qui tient à peu près en longueur sur un plan de change pour bébé, mais pas en poids), pour surveiller Timothée qui avait envie de continuer à se promener :-), pour tenir les portes ouvertes ou fermées selon ce qui arrangeait, pour papoter et discuter, le sourire aux lèvres... Moi c'est ce que j'appelle des gens "normaux", mais il semblerait pourtant que ce soit exceptionnel.... J'ai donc changé Timothée par terre, allongé sur mon manteau, sans aucun souci (à part pour mon dos - aïe - en se relevant)...
Le restaurant du deuxième étage est parfait. Le cadre est très sympa, le personnel détendu, aimable, souriant, arrangeant... Mon canard était très bon, mais le menu enfant plutôt "bof". Mais ni Jade ni Timothée n'y ont prêté beaucoup d'intérêt. Ils n'avaient pas très faim, et étaient surtout intéressés par d'autres choses. Se battre contre des mains-araignées à coups de pailles, faire des grimaces, ne pas me répondre quand je leur demande quels films ils connaissent (elle a connu un gigantesque flop sur ce coup-là la maman, grand moment de solitude ;-D), etc...
Après le déjeuner, retour à la maison. Avant même de sortir de Paris ils réclamaient de sortir des corsets, de s'allonger et de faire la sieste. Evidemment, il a fallu attendre d'être arrivés à la maison pour ça, mais quelques heures plus tard, après une gigantesque sieste, j'ai récupéré des enfants reposés, radieux, ravis de leur matinée, et qui n'attendent que de recommencer...
Je recommande donc l'endroit à tous ceux qui cherchent une idée d'un endroit sur Paris accessible en fauteuil, abrité, intéressant, et où on peut se restaurer...
Macha, guide touristique à ses heures ;-)).